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samedi 14 mars 2020

Semi-marathon de Vierzon 2020

Ce samedi se déroulait la 45ème édition du semi-marathon de Vierzon, qui était l’objectif de la préparation entamée en début d’année.

Pour cette édition, le parcours a totalement été modifié en se déplaçant sur la partie « basse » de Vierzon. Sur le papier, cette édition avait l’air plus plate avec ses 2 boucles et donc plus roulante.

Pour cette 1ère course en 2020, je n'arrivais pas serein du tout avec une préparation tronquée.

C'est donc peu confiant que j'ai récupéré mon dossard au gymnase Fernand Leger. La veille, questionné par Cyril sur Facebook, je m’étais confié sur le fait que j’avais stoppé ma préparation 2 semaines avant la course à cause de compétitions de badminton. 

En fait même si j’indiquais que je souhaitais a minima faire moins de 2 heures, j’espérais courir les 21,2km en 1h55.

Dossard retiré, je suis parti m’échauffer tranquillement, la météo était magnifique, du soleil et un peu de vent. J’ai retrouvé Cyril, qui s’échauffait en compagnie de coureurs de son club l’US Berry Athlétisme. Il était équipé de son camelbak, de mon côté j’avais fait le choix de ne pas le prendre, sûrement ma 1ère erreur de la journée.

Une fois massés pour le départ, on est rejoint par Hassen, Bruno. On discute objectifs, comme d’habitude, j’annonce que je ne suis au top de mes capacités avec l’enchaînement des compétitions de Badminton. Je ne croyais pas si bien dire.

Le départ est lancé, je me dis que je ferais bien de suivre Cyril, qui partait pour une allure à 5:25 du kilo. J’essaye de me frayer un chemin entre les coureurs pour trouver ma zone de « confort », mon périmètre de sécurité. 

Cyril est juste devant moi, les jambes sont bien, trop bien peut être. Je me mets à son niveau, il me dit « tiens, t’es là toi », je lui souris, emporté par mes jambes. Ce sera ma 2ème erreur, ne pas suivre une allure régulière.

L’allure est élevée, on est à 5:11 sur le 1er kilo, je sais que c’est trop rapide pour moi mais je continue. 5:06, 4:59, 5:07 je cours trop vite mais je n’arrive pas à me freiner, je suis emporté par l’euphorie. Je cours à côté d’une coureuse encouragée par des amis avec des « continues, c’est bien !!! », elle dit « oui, mais ce n’est que le début », j’acquiesce.

Le 4ème kilo me rappelle un peu à l’ordre et je ralentis à 5:37 du kilo. Je m'arrête au 1er ravitaillement pour boire une verre d’Isostar, un verre d’eau claire et manger des abricots secs ainsi que du pain d’épice. La relance est dure, je sens déjà que je vais payer ce début de course.

On passe sous l’A71 avant de bifurquer sur le chemin longeant le Cher, 5:12, 5:13, je continue encore pendant 2 km sur ce rythme, mais je commence vraiment à sentir le sur-régime. 
Puis l’allure commence à baisser 5:33, 5:34, au 9ème, ça trotte dans ma tête, il va falloir gérer cette course car je vais pas pouvoir tenir comme ça jusqu'au bout.

Moins de 53 min pour le 1er 10 km, c’est super mais je sens bien que le second 10 km va être terrible. On passe le long du gymnase avant de repasser sous l’A71. Juste après se trouve le 2ème ravitaillement où je m'arrête de nouveau.

L’arrêt me casse les pattes et le redémarrage est encore plus difficile. 5:43 pour le 10ème kilo, c’est encore assez rapide, mais ce sera le début de la fin. Petit a petit, mon allure va baisser et je vais me faire dépasser par de plus en plus de monde.

6:15, 6:00, 6:04, 6:08 et 5:52 du 11ème au 15ème, j’aurais essayé de limiter la casse en maintenant une allure autour de 6:00 du kilo mais jamais je ne trouverais de second souffle.
Crédit photo : Brigitte
Le 3ème et dernier ravitaillement cassera cela et j'allais commencer à piocher, taper le sol, à faire du surplace comme une voiture avec un réservoir vide.

Au final jusqu’à la fin de la course je vais rester très régulier dans mon calvaire mais sur une allure trop lente pour espérer quelque chose par rapport à mes objectifs avoués.

Dans le dernier kilomètre, je vais quand même trouver des ressources pour accélérer et dépasser le coureur devant moi. 

Sur la dernière ligne droite j’entendais les organisateurs m’encourager et crier « jusqu’au bout ». Cette évidence, j’en avais tellement chié que j’allais pas m’arrêter là.

Le chrono officiel annonçait déjà plus de 2 heures, la déception était palpable.

Pour les chiffres et l'anecdote, ma montre indiquait 1:59:50 au terme des 21,1 km et le chrono officiel 2:01:39, 247ème sur 298.

Physiquement usé, furieux contre moi intérieurement, cette course me laissera un goût amer de déception. Mais je sais que je vais rebondir ... next ...

dimanche 1 décembre 2019

Trail de Saint Just 2019

Après une course sur Bourges mouvementée, la Xtra Golf, je m'étais inscrit sur la 3ème édition du Trail de Saint Just.

J'avais déjà participé à l'édition précédente sur le 15 km avec une météo bien humide. Pour cette nouvelle édition, les organisateurs avaient décidé d'inverser le sens du parcours de l'année dernière avec juste une petite modification à l'arrivée.

La veille j'avais relu le compte-rendu de l'édition précédente et Cédric aussi. Celui-ci m'avait dit une montée au début et le reste pour la fin. Il ne croyait pas si bien dire mais en un peu plus dur.

Avec 3 côtes et des descentes, l'inversion du parcours allait donner pas mal de faux plats montants et surtout une longue dernière montée.

Arrivé à la salle des fêtes de Saint Just, nous avons retrouvé des têtes connues, Cyril et Hassen, notamment. Garés à côté d'un terrain de tennis, nous avons vite vu que les conditions de course allaient être grasses, malgré une météo magnifique car le soleil était de la partie. Les sourires étaient sur toutes les bouches.

En allant récupérer nos dossards nous croisons, Stéphane Garcia, le maire de Saint-Just, très occupé, qui vient jouer au club de badminton de Plaimpied-Givaudins dont je m'occupe.

Après un petit échauffement le long de la route du Coulis, nous revenons sur nos pas pour nous mettre dans le groupe de coureurs du 15 km prêts à partir.

Le maire fait un petit discours sympathique et engagé. En effet, les bénéfices du trail serviront à subventionner la cantine scolaire qui utilise 75 % de produits frais locaux.

Il annonce le départ, on entend le coup de feu et on s'élance. Dès le début, on part sur une côte en direction de l'église puis on tourne sur la gauche pour passer derrière et remonter vers le cimetière. Après quelques zigzags dans un lotissement, on se retrouve sur un chemin entre les champs.

Le 1er kilo est parcouru à 5:25, ça va pour le moment, Cyril est parti devant, Cédric est encore avec moi. Le chemin est un peu gras par endroits mais descend. Les jambes sont là et ont envie d'accélérer.

Je lâche progressivement Cédric et je continue d'accélérer, je double quelques concurrents, je me pose des questions sur ma vitesse. Effectivement au 2ème km, la descente aidant, je suis à 4:47 du kilo, un peu vite. 

Petit à petit je me suis rapproché de Cyril, j'arrive à sa hauteur, on échange quelques mots, il me dit qu'il est pas au top, je m'attarde pas, je continue sur ma lancée car ça descend toujours.5:06 du kilo pour le 3ème km, je suis bien mais cette partie était la plus facile.

Sur les chemins entre les champs, ça monte et ça descend légèrement, il y a pas mal de boue et de flaques, je zigzague, j'ai l'impression de me fatiguer à faire ça. Je me dis qu'heureusement que j'avais pas pris mes vieilles Brooks dont les semelles sont lisses.

Au 4ème km, je me retrouve poursuivi par un groupe de coureurs. J'essaye de maintenir un rythme et de ne pas accélérer. Je me fais doubler mais je garde le cap. 4:55 du kilo, mince j'ai accéléré un peu, on pas l'Auron avant de bifurquer sur la droite.

Les chemins sont détrempés, c'est la gadoue, ça éclabousse, ça glisse, j'aime pas trop mais bon, c'est Trail aujourd'hui, c'est pas course sur route. Un étang dont nous ferons le tour, signe la début des chemins d'herbes mouillées et parsemés de trous. Il va falloir faire gaffe aux chevilles.

Le 5ème km est avalé à 5:04 du kilo, physiquement je sens bien pas de douleurs plus que ça. C'est cool pas comme l'édition précédente.

A partir du 6ème km, je peine sur les chemins humides le long du canal de Berry. Je patine un peu, les trous rendent instables mes foulées et le soleil me fait mal aux yeux avec les feuilles humides qui le réfléchissent. Je me cale dans la foulée d'Eric, un Asabien, devant moi. 5:22 puis 5:26 pour le 7ème km, le ravitaillement arrive. Je m'arrête. Je bois un verre d'eau, mange quelques abricots secs, reprends un verre d'eau et je repars avec deux tranches de pains d'épices.

La remise en route est difficile, je m'accroche à Eric mais petit à petit il me sème, mais j'en profite  tout de même pour rattraper d'autres coureurs que je dépasse tant bien que mal.

Juste avant le 8ème km, j'aperçois Stéphane, un copain badiste, sur le pont qui enjambe le canal de Berry, il m'encourage, ça me fait un bien fou.

5:45 du kilo pour ce 8ème km, on quitte le canal et continue sur la route du Betray, de nouveau du bitume, j'essaye d'accélérer pour reprendre de la vitesse. 5:33 du kilo pour le 9ème km, malgré ma relance, je suis à la peine sur le bitume, j'entends derrière moi quelqu'un revenir à toute vitesse.

Il s'agit de Cyril, qui revient à ma hauteur, on échange encore quelques mots, je ne suis pas au mieux, lui a l'air au top. Je l'invite à passer devant, il me dit non j'ai plus d'expérience. Ca me fait rite intérieurement, j'ai l'impression d'être cramé, je tape des pieds sur le bitume.

On tourne sur la droite pour redescendre vers le canal en sens inverse. Cyril est passé devant et je le suis difficilement. Le chemin est parsemé de racines et de branches, chacun indique au coureur derrière les obstacles. 5:20 au 10ème km, Cyril m'a relancé et au hasard d'un passage, je me remets devant lui et accéléré progressivement.

On remonte sur la route de la scierie avant de tourner sur la droite pour repartir entre les champs. 5:15 au 11ème km, l'allure remonte. On se dirige vers une ferme que l'on contourne non sans difficultés car le chemin est extrêmement boueux.

Nous longeons un champ en faux plat montant, l'allure baisse à 5:32 du kilo pour le 12 km, avant la remontée vers Saint Just. Et quelle remontée, 1,5 km le long d'un champ sur un chemin mal tondu, les racines tapent contre les chevilles et le bas des tibias, ça fait mal.

La fatigue aidant, il est de plus en plus difficile de lever les pieds, c'est dur. Impossible de choisir un chemin plus agréable entre les racines et le sol meuble sur le bord du champ.

5:56 pour le 13ème km, ce sera le km le plus dur. Encore quelques centaines de mètres avant le retour sur la terre ferme, enfin le bitume et on redescend vers le village.

Il est temps de tout donner, 5:11 du kilo, on enroule, avant d'arriver sur une petite côte à franchir sur la droite avant de fondre sur l'arrivée.

Je sprinte sur la fin (jusqu'à 17,5 km/h, un avion !!!), histoire de gratter quelques places, je suis accueilli par Hassen qui a encore réalisé un chrono de fou.

Pour l'anecdote, je termine ce 15 km en 1:17:56, soit 11,5 km/h de moyenne, 59ème sur 122.

Musique dans la tête M83 "Do it, try it".

dimanche 15 septembre 2019

Ronde des marais 2019

Septembre c'est généralement le moment de la reprise après la pause estivale et sur Bourges, la Ronde des marais organisée par l'US Berry Athlétisme est la manifestation incontournable de la rentrée.

Pour moi ce 12 km était aussi la 1ère course à laquelle je participais en 2019, après ma blessure au mollet en mai et l'annulation du Bourges Urban Trail fin juin. 

La météo n'arrêtant pas de changer en ce moment, je ne savais pas trop comment m'habiller car les températures étaient bien tombées. Finalement j'ai opté au dernier moment pour la double couche, un maillot près du corps et un t-shirt Douzaleur que je ferais mentir pendant la course : "Je ne sais pas ce qui me retient d'accélérer ??? Le manque d'entraînement peut être ...".

La veille sur Instagram, j'avais discuté brièvement avec Max sur l’objectif que je visais pour la course. Je lui avais écrit que si je pouvais courir les 12 km a 5:50 je serais content. Vu le manque d’entraînement je ne comptais pas faire un meilleur chrono.

L'habituel échauffement s'effectue en me rendant sur le lieu du départ de la course, soit 2 km, où je retrouve mon habituel partenaire de course, Cédric qui n'a pas été raisonnable la veille avec une soirée improvisée.

Je retrouve également Bruno, Laurent, Cyril et Maxime un ancien conseiller banque que je n'avais pas revu depuis longtemps.

En attendant le départ, on discute un peu, il y a peu de participants pour cette édition. Le début de course est loupé par le starter, le temps de piétiner un peu, on entendra le coup de feu 50 m après l'arche de départ.

Dès les premières foulées, je me suis senti bien dans mes baskets et j'ai vite zigzagué pour trouver ma petite place entre les coureurs : ma zone d'espace vitale. Derrière j'entendais Cédric et Cyril, râler doucement en me disant d'y aller mollo.

La 1ère partie de course se révélera assez tranquille malgré des allures soutenues. 5:21 sur le premier kilo, Cédric suit difficilement, il n'a toujours digéré la soirée de la veille. Je le surveille du coin de l'oeil et j'en profite au 2ème km pour faire un selfie en course le long de la Voiselle, la moyenne descend à 5:39.

Cyril nous lâche petit à petit après le 2ème et reste à 50 m devant. Pour Cédric ça devient trop rapide et je commence à avoir des fourmis dans les baskets en essayant de faire le tampon entre eux. N'y tenant plus, je décide d'accélérer aux alentours du 3ème km, qui sera parcouru en 5:23, pour tenter de rattraper Cyril. 

Crédits US Berry Athlétisme
Mes jambes sont bonnes et presque imperceptiblement j’accélère pour rattraper à mon rythme le groupe devant. L'allure augmente encore, le 4ème et le 5ème km sont avalés à 5:15 et 5:09 du kilo.

Un par un je dépasse des coureurs et je parviens à rattraper Marjolaine de l’ASAB, puis Stéphanie, en délicatesse avec sa hanche, pas cool. Je lui ai dit d’y aller mollo et de serrer les dents.
Au 6ème km, je rattrape Cyril, on discute un peu et quand je lui annonce notre allure, moins de 5:00 du kilo, il prend peur et inconsciemment il ralentira.

Sur ma lancée, je dépasse Laurent, qui me dit que j'ai l'air en forme. Je lui réponds oui, pas de bobos et ça a l'air de tenir. Derrière je l'entends dire à un des coureurs avec lui :"Ne le suis pas reste avec moi." Ca m'a fait sourire intérieurement.  

La mi-course est maintenant dépassée et je commence à ralentir à me dire que ça va être dur de tenir ce rythme jusqu'au bout.

Je continue tout de même d'accélérer et dépasser plusieurs coureurs comme Frantz et Philippe de l'ASAB. Le 7ème km sera le kilomètre parcouru le plus rapidement à 4:54 du kilo : je vole ...

Au 8ème, je sens que je commence un peu à piocher. J'essaye de m'accrocher et je me concentre sur ma respiration et mon allure. Les kilomètres défilent, 5:07, 5:04, 5:06, 5:05, je maintiens l'allure jusqu'au 11ème km.

Dans le dernier segment avant la cuvette le long de la voie j'essaye de relancer mais c'est dur les jambes sont un peu lourdes. J'ai en ligne de mire un coureur que je double dans l'escalier qui nous fait remonter après la cuvette. J'essaye encore de relancer pour la dernière ligne droite avant la plongée vers l'arrivée.

Je tourne sur la droite l'arrivée est proche, des spectacteurs se pressent sur les côtés, je vois ma femme sur la gauche, qui me prend en photo, j'accélère encore, je franchis la ligne ... Je n'ai même pas fait gaffe au chrono.

Je suis content, j'avais de bonnes jambe. Vu le manque d'entrainement et mon hygiène de vie actuelle c'est très bien j'améliore légèrement mon chrono de l'année dernière.
Pour l'anecdote, je termine 118ème sur 195 participants en 59:35 soit 12 km/h.

Pendant tout la course, Vianney me tiendra compagnie avec "Moi aimer toi".

vendredi 25 mai 2018

2ème trail de l'année ... on enchaîne ...

La motivation pour courir régulièrement est revenue avec les beaux jours. Maintenant il va s'agir de ménager sa monture et ne pas tomber à nouveau dans les excès.

Demain, je serais à Menetou-Salon pour le Trail des Terres du Haut Berry.

3 distances, 8 km, 13 km et 23 km.

Je me suis inscrit sur le 13 km et pour une fois je ne serais pas accompagné par mon ami Cédric.

Il va faire chaud demain avec 29° annoncés, il faudra donc bien s'hydrater.

Ce Trail, j'y ai déjà participé 2 fois pour les 2 premières éditions (12 et 23 km) et l'année dernière malheureusement j'étais blessé.

Pour cette 4ème édition, je vais donc pouvoir découvrir le nouveau tracé avec un objectif mesuré (9,5km/h - 10km/h). 

lundi 2 avril 2018

2ème Trail de Saint-Outrille

Ca faisait longtemps que je n'avais pas accroché de dossard à un maillot et que je n'avais pas participé à un trail. La seconde édition du Trail de Saint-Outrille était l'occasion d'y remédier.

Crédit Vierzon Triathlon 18
3 distances étaient proposées, la Collégiale 8 km, la Menhir 17 km et la Toutatis 30 km. Avec des noms comme ça, l'ambiance proposée était Celte, car des menhirs et des dolmens se trouvent le long des chemins. Aussi toute l'organisation était déguisée en conséquence pour accueillir les participants des différentes courses.

Arrivés de bonne heure avec Cédric, qui m'accompagnait pour la course, nous sommes allés récupérer nos dossards pour la Collégiale (la seule course sans rapport avec les Celtes, puisque c'est le nom de l'église romane de Saint-Outrille).

Puis nous sommes allés nous échauffer, un peu plus de 3 km, avant de revenir sur le parking à côté de la Collégiale. Là j'ai croisé Isabelle, qui fait partie également de l'ASAB, le club où je suis licencié.
Nous avons discuté de nos bobos respectifs et tous annoncé que c'était un trail de reprise sur un petit dénivelé (64 D+).

Pendant que nous discutions, le départ de la Toutatis était donné et nous avons vu passer les 12 courageux et l'unique courageuse partis pour le 30 km.
Crédit Vierzon Triathlon 18
Une demi-heure plus tard, c'était notre tour. Avant le départ, un petit briefing sur la course, les pièges et les surprises mais surtout nous avons été défié par le chef de la Tribu Celte, Nono Brangerix, armé de sa lance.  Le "guerrier" (ou la guerrière!) qui sortira vivant et vainqueur aura l'honneur de brandir et planter cette lance aux pieds du redouté Nono qui s'inclinera à ses pieds tel Vercingétorix devant César !!!

Toujours avant le départ, les organisateurs ont souhaité organiser une minute de silence à la mémoire des victimes de l'attentat de Trèbes et notamment celle du Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.
Crédit Vierzon Triathlon 18
Le départ a ensuite été donné au son d'un Carynx, instrument de musique de guerre Celte.

Partis vite, les 2 premiers kilomètres ont été courus à plus de 11 km/h, l'impression dominante était de ne pas en avoir sous le pied. Déjà lors de l'échauffement j'ai eu l'impression d'avoir les pieds lourds.

On longe le Fouzon, sous le soleil, le sol est mou et l'herbe humide, mais le cadre est très joli, Cédric me dit que ça lui rappelle les marais de Bourges.

Après le 1er km, on rentre dans le vif du sujet en montant pendant 2,5 km dans les chemins remplis d'ornières de tracteurs plus ou moins sèches.

Personne ne parle, on est dans le dur, ça nous change des petites sorties running des semaines précédentes, tranquilles.

3,5 km après le début de course, nous sommes au point culminant (145 m) et on tourne carrément à gauche pour passer travers dans un champ. heureusement que c'est bien indiqué.
On redescend l'herbe cache le sol meuble et on fait attention de ne pas glisser et surtout à nos chevilles.

Toujours pas de bonnes sensations, pas de pêche, rien.

Au 5ème km, des gamins sur une butte nous annoncent l'unique ravitaillement avant l'arrivée. Cédric demande si ils nous payent un coup, ils répondent que c'est gratuit, ... yeah ... mais on ne s'arrête pas ...

On joue au yo-yo avec plusieurs coureurs, plus rapides sur le faux plat que nous, et curieusement on les rattrape dans les côtes.

Au 6ème km, on nous indique de descendre sur la gauche en faisant attention, nous allons passer sous un pont et ensuite il y a une ravine sur 400 m, il faut faire attention ça descente vite ...

Tout en bas on rattrape la route, Cédric est bien mais j'ai du mal à relancer, je peine ... je m'accroche à ses baskets.

Reste une surprise au 8ème km, la traversée du Fouzon, l'eau est froide, très froide et monte jusqu'aux genoux. Une fois passés, il faut relancer avec les chaussures lourdes et le bruit du flocfloc. Nous longeons le Fouzon, on aperçoit le clocher de la collégiale, on accélère ... je suis devant Cédric, c'est à son tour d'être moins bien.
Crédit Vierzon Triathlon 18
On débouche alors dans un grand champs, le terrain est meuble et piegeux des les premiers foulées, je manque de me tordre la cheville. Je ne réfléchis plus et je me dis que si je ralentis là on va finir en marchant. J'accélère progressivement, en point de mire une coureuse, j'essaye de me rapprocher mais en sortant du champ, nous rentrons dans la commune de Saint Outrille et elle aussi accélère, je ne la ratttraperai pas.
Crédit Berry Républicain
La ligne d'arrivée est tout près, Cédric me rejoint sur la ligne d'arrivée, le speaker nous annonce tous les 2 par nos prénoms, c'est la délivrance.

Pour l'anecdote, je finis juste derrière Cédric (crédité du même temps) 43ème sur 86 participants en 49:54 soit une moyenne de 10,8 km/h, ça faisait longtemps que je n'avais pas couru aussi vite sur une course.


Pour conclure, sur cette 1ère course de l'année, malgré la difficulté, tout relative sans préparation Trail spécifique, la satisfaction du devoir accompli a largement surpassé les mauvaises sensations et le manque de rythme.

Le Trail de Saint-Outrille est une petite course, car peu de participants, mais l'ambiance est super sympa notamment grâce aux organisateurs et au thème proposé pour habiller la course. 

A refaire l'année prochaine en espérant pouvoir passer sur la Menhir de 17 km.

dimanche 10 septembre 2017

La Ronde des marais 2017

Après mes soucis de genou, les séances de kiné et une petite reprise de la course à pied, il était temps de se fixer des objectifs à nouveau.

Le premier objectif, c'était d'accrocher de nouveau un dossard, pas pour une longue distance comme un semi ou un 10 km, mais de quoi focaliser ma reprise.

Quoi de mieux qu'une course juste à côté de chez moi sur mon terrain de jeu favori : la ronde des marais de Bourges, organisée par l'US Berry Athlétisme.

Pour l'occasion, mon copain Cédric avait décidé de m'accompagner et c'est donc avec une réelle impatience que je l'attendais ce matin.

Les températures étant bien tombées, seulement un petit 11° ce matin, j'ai décidé de mettre une deuxième peau en dessous du t-shirt de l'ASAB et je la supporterai bien plus tard en attendant le départ.

 Pour rejoindre le départ de la course, nous sommes partis tranquillement histoire de nous échauffer après quelques étirements devant chez moi. Deux petits kilomètres tranquilles sur une partie du parcours de la course pour déboucher sur le parking du centre commercial Carrefour où nous avons retiré notre dossard.

Cette année comme l'année dernière, la course ne passe plus devant chez moi mais reste dans les marais, j'espère que ma femme sera là pour m'encourager sur un endroit du parcours, ce sera la surprise.

Avant le départ, je croise quelques têtes connues de l'ASAB, et d'autres comme Bruno, qui est en super forme, il a énormément progressé en vitesse et distance, l'entraînement a payé et je le félicite.

Avec Cédric on discute de tout et de rien, quand je me fais alpaguer pour faire une photo de groupe avec les Asabiens présents : cheese ...
L'heure du départ approchant, tout le monde se positionne derrière l'arche en attendant le signal. On est bien serrés les uns contre les autres pour ne pas trop gêner la circulation sur le parking du centre commercial.

On part tranquillement, dans les derniers, portés par le rythme des personnes devant nous, le premier kilomètre est vite avalé à 10 km/h, l'objectif non avoué de la course mais pas plus.

Enfin ça c'était le plan et après ça a dérapé, grisé par la course et les sensations.

On papotait tranquillement et le long de la chaussée de Chappe, je me sentais bien, mon tibia me titillait un peu mais pas de quoi fouetter un chat.

Le 2ème km, parcouru à 9,9 km/h, nous a vu légèrement ralentir avec l'entrée dans les marais et un parcours plus étroit où il était plus difficile de doubler. 
Cédric regardait souvent derrière et moi pour rigoler je lui disais de continuer d'avancer, tant qu'il n'entendait pas un gros plouf, car le chemin longe la Voiselle. On entend rigoler derrière ...

Passé le 2ème km, en attaquant le chemin des Prébendes, on a commencé à regarder nos rythmes avec nos montres. Et là, chose bizarre, elles ne disaient pas la même chose alors qu'elles sont de la même marque. Un rythme au alentour de 5"30 pour Cédric, 6"20 pour moi ...
Euh ... qui croire ??? Mes jambes ... elles sont d'accord avec la montre de Cédric.

Le rythme est donc hors de l'objectif prévu, mais bon tant que ça tient comme ça, on continue.

Arrive la zone de ravitaillement sur la gauche, je ne vois pas Stéphanie sur la gauche, je me dis qu'elle est restée couchée et puis arrive le petit pont qui enjambe la Voiselle : elle est de l'autre côté pour immortaliser l'instant.

Cédric plaisante en me moquant : "Tu vois qu'elle n'était pas restée au lit ...". Le sourire aux lèvres, nous continuons à bon rythme en plein coeur des marais.

Le 3ème km est parcouru plus rapidement à presque 10,5 km/h, je sais que ce n'est pas raisonnable, mais bon on continue direction la rue de Babylone pour rattraper la rue Marx Dormoy. Ca monte un peu en faux-plat mais on continue d'accélérer progressivement.

Le 4ème km, lui est avalé à 10,8 km/h, Cédric, qui double des personnes devant nous, se retourne derrière pour s'assurer que je suis toujours là. 

On va bientôt redescendre sur un chemin monotrace le long de la voie ferrée, je lui dis de passer devant. Il continue de doubler mais je préfère temporiser avant la petite cuvette, qui monte sec avant le 5ème km.

La petite côte passée, je rattrape Cédric pour terminer le 5ème km à la moyenne de 11,2 km/h ... je vole ... je me suis même fait flasher par un photographe du club, juste avant de redescendre vers le centre commercial et la ligne d'arrivée.

A ce moment-là, Cédric me dit :"Allez vas-y passe devant ...". On termine en accélérant encore un peu pour franchir l'arche d'arrivée sourire aux lèvres, satisfait d'avoir terminé sans bobos.

Reste à voir, ce que dira mon corps demain matin ... pour l'anecdote, je termine 222ème sur 357 participants en 30:09.

Et maintenant il va falloir se fixer un nouvel objectif. 

Pour rester dans les courses du coin, les Foulées de Bourges pourrait être celui-ci avec le 10 km le 15 octobre prochain. 

Y a plus qu'à s'entraîner pour allonger la distance ...

samedi 9 septembre 2017

Back on track ???

Lundi : Repos

Mardi : C'était la reprise de la saison à l'ASAB au stade Alfred Depège. 

Ca a été l'occasion de revoir des têtes connues et de donner son certificat pour reprendre une licence FFA.

En prime, je pensais faire 20/25 minutes d'échauffement en groupe et puis rentrer à la maison.

Finalement, un footing de reprise de 40/45 minutes était prévu. Deux groupes, le premier avec une allure de 6"40/7"30 et le second  groupe pour les plus rapides. 
Bon j'ai pas fait mon malin et j'ai suivi le groupe 9/8 km/h mais au final 6 km en un peu plus de 40 min, c'était un peu trop pour cette reprise ... je l'ai senti passer ...

J'ai transpiré comme un boeuf, ça faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé ... petite forme comme on dit ... et puis toujours mal au tibia gauche.

Après la séance d'étirements, j'étais content de rentrer et de m'hydrater un max.

Mercredi : Repos

Jeudi : Avant dernière séance de Kiné

Vendredi : Repos

Samedi : Repos

Dimanche : Course, les 5,5 km de la Ronde des marais organisé par l'US Berry Athlétisme. Petit compte rendu surement à venir.

lundi 5 septembre 2016

Ronde des marais 2016

15 jours avant le marathon de Tours, la ronde des marais, une course à laquelle j'ai déjà participé 2 fois, sera l'occasion de me tester sur l'allure marathon, histoire de reprendre de la confiance, enfin j'espère ...