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samedi 7 juillet 2018

4ème Bourges Urban Trail

Pour cette 4ème édition du Bourges Urban Trail (BUT), je m'étais inscrit sur l'Avaricum, le 9 km, avec nouveau parcours sans Halle au blé, ni montée à Avaricum, moins de dénivelés, moins de rues pavées, remplacées par une section de la rocade verte pour passer autour du palais de sports du Prado.

Je suis en forme, enfin une forme toute relative, 1 an après mes soucis de ménisque je cours régulièrement, mais je n'ai pas récupéré ma forme de 2015 et surtout j'ai accumulé 4/5 kilos que je n'arrive pas à perdre.

Le BUT est une course sympa dans le sens où je joue à domicile, les rues, je les connais, l'horaire est sympa (fin de soirée) et il y a du monde dans les rues.

Il fait chaud, très chaud, 34°, les organisateurs ont installé des brumisateurs de fortune (jets d'eau) et un ravitaillement supplémentaire.

15h : je suis allé chercher mon dossard et les goodies de la course (tshirt et mignonette de sirop Monin) avant de vite retourner à la maison pour regarder le match de l'équipe de France de Football.
J'en ai profité pour récupérer le dossard de Cédric, avec qui je cours régulièrement.

19h : j'arrive sur le village départ rempli de monde et je cherche mon ami Cédric, que je trouve à l'ombre sous les arbres. Par précaution, j'ai pris une flasque souple que je garderai pour courir.
On blablate un peu sur la course, la météo, les gens qu'on a aperçu dans la foule.
J'aperçois une cousine, Laurine, qui n'était pas inscrite mais qui court avec le dossard d'une collègue qui n'est plus dispo pour la course.

Il fait chaud, très chaud, même sous les arbres on dégouline à attendre l'heure du départ, un autre copain Johanny nous rejoint, on fait une photo de groupe, les jambes trépignent, je le sens.
20h : on se dirige tranquillement vers le sas de départ près de l'arche. La Jacques Coeur (19km) est partie. Le départ de l'Avaricum est décomposé en 2 groupes, un premier départ pour les plus rapides (en moins de 50 min) et un second pour les moins rapides.

Nous sommes dans le premier groupe, sur la scène à côté, une petite troupe essaye d'e lancer un échauffement style Zumba, vu la température, ça bouge pas des masses. J'aperçois plein de têtes connues autour de moi, serrage de main et clins d'oeil complices, je sens monter l'excitation du départ.

Je déclenche ma montre, qui passe mode pause automatique, le speaker prend la main pour annoncer quelque chose, on nous demande de nous agenouiller, on s'exécute et on se relève en levant les bras en l'air. Il fait chaud, très chaud, on est serrés les uns contre les autres, les minutes les secondes qui nous séparent du départ, sont longues, très longues et puis c'est la délivrance, les premiers s'élancent, on piétine 2 secondes et c'est le rush le long des barrières.

1er km, la première partie de course est très roulante, ça descend et je me fais happer par le rythme des coureurs devant moi, j'aperçois Didier devant moi et je me prends à vouloir le suivre. Très vite je me rend compte que ça va être difficile, un petit détail entre nous nous séparent : la foulée. Mes petites pattes peinent à suivre, je suis à 4:37 du km, je suis un fou (plus de 12 km/h) mais mes jambes ont envie.
Crédit Nissan Bourges Urban Trail
2ème km, on débouche sur le grand parking où est habituellement installé le grand chapiteau du W pour le printemps de Bourges. Je m'entête à vouloir suivre les coureurs devant, j'ai lâché Cédric et Johanny depuis un moment. Le parcours emprunte la rocade verte et on se dirige vers le palais de sports du Prado où jouent les filles du CJMB au basket. L'allure est toujours aussi rapide à 4:53 du km.

3ème km, on fait le tour du Prado, l'air est sec et plein de poussière à cause des travaux juste à côté.  J'espère de boire régulièrement de petites gorgées. Je commence petit à petit à me dire que je ne pourrais pas tenir ce rythme tout du long : un éclair de lucidité ?

Une petit pause s'offre à moi, lorsque l'on doit bifurquer pour prendre un petit passage, c'est le bouchon on marche on trépigne, certaines et certaines essayent de passer rapidement en passant en force: ça agace !!!

Le rythme a bien baissé, la faute à la pause et lorsque l'on remonte vers l'hôtel dieu, mon allure n'est palus que de 5:46 du km.

4ème km, Le parcours de la course est maintenant revenu sur l'ancien tracé, on remonte la rue pavée du cours Berthier et là Laurine me dépasse et m'encourage, je suis déjà cramé et dans la gestion de mon effort.

J'essaye de calmer le jeu et reprendre un peu de souffle car il reste encore pas mal de difficultés. Je la laisse filer petit à petit, l'envie d'accrocher n'est plus là.

On emprunte pas mal de secteurs pavés pour se diriger vers le centre commercial Avaricum, je me refais une petite santé et limite la casse avant d'entrer dans les jardins des prés fichaux. L'allure se maintient à 5:30 du km.
5ème km, la traversée des jardins des prés fichaux est difficile, on respire mal, la poussière soulevée par les coureurs assèche la gorge, le nez, et heureusement que j'ai ma gourde pour humidifier ma bouche.

Le premier ravito est là, j'attrape un gobelet d'eau que je jette sur ma nuque pour humidifier mon dos.

La sortie des jardins annonce la montée avec le centre nautique, le rythme baisse, surtout lorsqu'il faut emprunter l'escalier pour descendre vers l'entrée du centre nautique.

Je suis en terrain connu mais le souffle et les jambes ne répondent pas comme je le souhaiterais. Je regrette d'être parti comme un dahu. Lorsque nous débouchons dans la rue Marx Dormoy, mon allure est descendue à 5:41 du km.

6ème km, c'est le passage dans les marais, mon terrain de jeu favori et finalement un des deux segments où je serais le moins bien. Après avoir franchi le petit pont du moulin de la voiselle,  où un petit jet d'eau nous arrose, nous longeons le cours d'eau sur un terrain difficile pour les chevilles avant de repasser sur un pont débouchant sur le second ravito.

Je ne m'arrête pas, je commence à penser à la rue des juifs.

7ème km, est-ce le fait que je sache que ma femme doit être là pour m'encourager, mais inconsciemment alors que je remonte la rue Samson, j'accélère petit à petit sur les pavés.

On tourne dans la rue Montcenoux, ce qui casse bien le rythme avant d'entamer la fameuse rue des juifs où beaucoup de gens sont massés de chaque côté pour encourager.

J'accélère encore, je vois ma femme, qui m'encourage, ça me booste et lorsque je redescends dans la rue Bourbonnoux, j'ai l'impression de m'être surpassé. Je profite de la descente pour boire, relâcher et enrouler pour pouvoir attaquer la prochaine difficulté, je suis à 5:30 du km pas si mal.

8ème km, c'est le passage casse-cou, on arrive lancés dans la rue Mirebeau et il faut monter des escaliers dans un passage sombre. Les marches ne sont pas de hauteur uniforme et ça bouchonne car beaucoup marchent et ne courent plus. Je suis obligé de marcher.

On longe le musée Estève, le secteur est pavé, j'aperçois Ludivine la fille de Cédric qui prend des photos, j'essaye de sourire, je suis dans le dur mais il ne reste qu'un seul km.

On descend la rue moyenne, puis on tourne dans la rue des arènes où on longe le palais de justice et on découvre l'arrière du Palais Jacques Coeur où nous allons passer.

Quelques marches pour passer la porte et rentrer dans un corridor sombre qui débouche sur la cour du  palais. Le rythme est complètement tombé, j'ai du mal à relancer dans la rue Jacques Coeur.

On tourne dans la rue Emile Zola, que l'on remonte, je suis à côté d'un coureur de l'ASAB, on échange quelques mots du genre, il fait chaud, je le dépasse un peu, je l'entends cracher mais il se loupe car le crachat atterri sur ma nuque, je fulmine intérieurement mais je mets ça sur le compte du manque de lucidité. 5:56 du km mon pire segment. 

9ème km, on descend la rue de la monnaie où un autre tuyau d'arrosage nous fait un bien fou, le secteur est encore pavé et ça n'arrête pas de tourner. On remonte la rue de l'Hotel Lallemant avant de prendre le passage Georges Sand qui nous permet de passer sur la promenade des remparts.

J'ai l'impression d'être à l'agonie, je tape du pied, je n'avance plus. On débouche ensuite dans la rue des 3 maillets sur le côté de la Cathédrale que l'on contourne avant d'entrer dans les jardins de l'archevêché. J'essaye de tout lâcher et d'accélérer progressivement et tout donner dans la dernière ligne droite.

Lorsque j'aperçois le chrono, j'entends ma femme qui m'encourage encore et surtout je vois les chiffres qui défilent : 49:45, 46, 47, 48, 50, 51, 53, 53, 54, 55, 56, 57, 58 !!! De longues secondes pendant lesquelles je lutte pour ne dépasser la barre des 50 minutes. 

Au final pour l'anecdote, je termine 259ème sur 971 en 49:48, soit 10,8 km/h
Crédit Nissan Bourges Urban Trail
Difficile de récupérer après avoir franchi la ligne, la chaleur est toujours là. Je me rends compte que je n'ai pas arrêté mon chrono plus de 5 min après avoir la passé la ligne. Le partage sur Strava s'en ressentira, car le temps et l'allure retenue sont la totalité de la séance : 1h12 et 7:56 de moyenne ... oups ...

Conclusion : ne pas déclencher sa montre à l'avance même si elle gère les pauses et l'arrêter après avoir passé la ligne d'arrivée.

Mise à part cette petite contrariété, je suis content, même si avec le recul, je me dis que je n'aurais jamais du suivre l'allure des coureurs devant moi pendant les 2 premiers km. Mais bon tant pis, la satisfaction est ailleurs, je cours de nouveau et j'espère encore pour longtemps !!!

samedi 30 juin 2018

3ème Trail en vue, mais à la maison ...

2018 se poursuit tranquillement, je cours régulièrement depuis l'arrivée des beaux jours. 

J'ai repris un rythme de 3 sorties par semaine sans gros kilométrage mais l'important est ailleurs. Ce soir je devrais passer la barre des 500 km cette année.

Il y a un an, je commençais mes séances de kiné en n'espérant pas grand chose pour la guérison de mon genou. Autant dire qu'aujourd'hui, je suis content de pouvoir courir et participer à des courses.

Ce soir, je participerai à la course incontournable désormais à Bourges, le Bourges Urban Trail

Je suis inscrit sur le parcours du 9 km, pour le 19 km on repassera car je n'aime pas courir avec les pieds mouillés.

Les parcours pour cette édition ont été légèrement modifiés malheureusement, moins de marches, de secteurs pavés et de dénivelés à priori d'après les infos glanées sur le plan. Dommage.

Mais ce n'est pas pour cela que cette course en sera plus facile, surtout que les températures annoncées risquent de compléter encore la tâche : 35°. Cela rappellera la 1ère édition, où l'organisation avait installé à la hâte des secteurs avec brumisateurs.

Rendez-vous ce soir, place Etienne Dolet à Bourges et allez les Bleus !!! 

samedi 9 juillet 2016

2ème Bourges Urban Trail

Attention ceci est un avertissement, ce compte rendu de course est long, très long, encore une fois je crois je n'ai pas retenu mes mots ... bon courage à tous ceux qui iront jusqu'au bout ... bonne chance il est surement bourré de fautes et d'omissions, mais il est sans doute le reflet de la lucidité que je peux avoir tout au long d'une course : à géométrie variable ...

Lors de la 1ère édition de ce Trail Urbain à "domicile", j'avais réalisé un bon chrono sur les 8 km de l'Avaricum (42:16) en appréciant la course au coeur des ruelles pavées de la ville de Bourges.

Pour cette 2ème édition du Bourges Urban Trail, j'ai décidé de m'inscrire sur l'épreuve de la Jacques Coeur, soit 19 km, en prévision de la prépa marathon pour augmenter progressivement mon kilométrage.

Pas de soucis d'inscription cette fois ci, le retrait des dossards s'est effectué de façon tranquille avec un petit lot d'accueil comprenant un t-shirt (pour les premiers inscrits, une casquette pour les suivants), un mignonnette de sirop Monin, une barre de céréales, de la pub et surtout le dossard, bleu pour l'Avaricum et rouge pour la Jacques Coeur.

Pour cette édition, je suis accompagné d'un groupe d'amis, Jean-Loup, Patrick et de ma femme Stéphanie qui participe à sa première course à pied. Tous sont inscrits sur l'Avaricum.

Nous retournons sur le village vers 19h, où je rencontre quelques badistes et un groupe d'anciens collègues de travail, Arnaud, Cédric et Johanny. Puis petit échauffement tranquille de quelques minutes, histoire de dire,  dans les jardins de l'archevêché où sera jugée l'arrivée.

Je croise également Bruno et sa femme, on échange quelques mots et on se souhaite bonne course.
19h45 on se place dans le sas de départ, le speaker nous fait lever les bras et applaudir plusieurs fois ... le maire va donner le départ ... le speaker lui demande de ne pas viser l'arche de départ avec le pistolet ... le coup de feu retentit, c'est parti, la meute de coureurs s'élance ...

Départ tranquille avec Arnaud, on part sur l'idée de courir entre 9,5 km/h et 10,5 km/h dans l'optique de notre marathon : au départ il faut réguler mais jusqu'au 9ème km tout ira bien en discutant.

Mais dès le début, je ne me sens pas tout à fait à l'aise, une envie pressante m'accapare l'esprit. J'essaye de me convaincre que ça passera peut être, même si avec le camelbak et le besoin d'hydratation régulier, l'arrêt sera inévitable.

A l'inverse de l'Avaricum, nous partons vers le sud de Bourges et son golf municipal. Nous longeons la place Séraucourt où la foire est installée. Le 1er kilomètre nous sert à atteindre notre petite vitesse de croisière autour des 10 km/h, ce que nous ferons en débouchant dans le petit jardin derrière le Lycée Pierre Emile Martin.

Le début parcours est assez plat ou en léger faux plat montant, tout va bien et la vitesse moyenne est toujours autour de 10 km/h. A partir du 2ème km jusqu'au 5ème km, on alterne descente et montée pour atteindre la rue de la Rottée. La circulation n'est pas bloquée et nous devons slalomer entre les voitures avant d'arriver sains et saufs aux terrains de foot près du golf.

Ma vessie aura tenu finalement à peine 5 km et le premier ravitaillement sera l'occasion de la soulager dans le petit bois juste à côté, imité par Arnaud qui n'était pas mieux.
Soulagés, nous sommes repartis sourire au lèvres, amusé par ce petit épisode finalement bien contrôlé. Le tour du golf municipal sera également bien négocié, avec photo à l'entrée et à la sortie prises par Kevin le fils de Cédric.

7ème kilomètre, nous papotons toujours prépa marathon, matériel, nutrition, l'allure est stable. Puis arrive la première côte un peu plus raide juste avant le 8ème km. Trop content d'en avoir sous le pied, nous avons surement accéléré et forcé un peu trop. Résultat ma cuisse gauche s'est rappelée à mon bon souvenir, une tension, cette petite alerte m'a surement permis de terminer la course sans bobo.

Dans la descente, j'ai donc indiqué à Arnaud, que je n'allais plus accélérer ou forcer dans les prochaines côtes.
Juste avant le 9ème km, nous bifurquons pour gravir un escalier en pierre dont certaines marches ont disparu, puis on enchaine sur un petit gymkhana sous les arbres.

Petit à petit, nous découvrons des endroits et des chemins que nous ne connaissions pas dans Bourges. La suite c'est une montée caillouteuse vers le 10ème km où je dépasserais, Pascal, un collègue de boulot en difficulté. Ca a l'air dur pour lui, il marche, je l'encourage.

Dès le départ on s'est fait beaucoup doubler vu l'allure que nous avions choisi de suivre, mais plus les kilomètres passent, plus nous rattrapons et doublons des coureurs et coureuses partis trop vite.

A la mi-course, nous passons le 2ème ravitaillement et nous descendons vers l'Auron. J'en profite pour ingurgiter un gel goût coca, histoire de tester en vue du marathon. Difficile de dire s'il m'apportera quelque chose sur la course. Nous allons longeons à distance l'Auron, enfin jusqu'à ce que l'on entende les bénévoles nous dire de ralentir à l'approche du pont du boulevard de l'industrie.

Surprise du parcours, arrivés au pont il faut descendre dans l'Auron pour passer sur l'autre rive et continuer la course. Pour descendre dans l'eau, il faut sauter, il n'a pas de marches et je manque de me ramasser. Les consignes : "Ralentissez, laissez vous tomber, eh oui l'eau est froide c'est Trail !!!".
Avec de l'eau froide jusqu'à la culotte, je suis saisi, j'avance en essayant de ne pas me tordre les chevilles dans les cailloux au fond. La remontée se fait à l'aide d'une corde à la force des bras, la berge est grasse et glissante. Une main vient m'aider pour terminer l'ascension des derniers mètres.

Il me faudra du temps de reprendre ses esprits et de relancer la machine. Les sensations sont terribles après ce court passage dans l'eau ... j'ai l'impression de courir avec des parpaings, dur de lever les pieds. 

Grrrrr ... mes Adidas toutes neuves ... Baptisées ...

A peine repartis, un nouvel obstacle survient plus rigolo, celui-ci ... de nouveau un passage humide mais sur des plots en béton de taille et largeur différente ... séquence équilibre !!!

Autant vous dire qu'après ces ralentissements, la moyenne en a pris un coup au 12ème km et la remontée au niveau de la médiathèque, le long du musée d'histoire naturelle et du palais des expos annonce le retour en centre-ville sur le parcours de l'Avaricum et le début des vraies difficultés.

D'ailleurs elles débutent par une montée de marches, où de nombreux spectateurs sont là nous encourager avant d'arriver sur la rampe Marceau. Nous entrons dans le centre-ville et bientôt les premiers pavés apparaissent. Lorsque nous tournons sur la gauche pour longer l'église Saint Pierre, nous rattrapons définitivement le circuit de l'Avaricum.

Je profite de mon expérience de l'édition passée pour donner quelques indications à Arnaud, comme passer sur les trottoirs plutôt que les pavés lorsque c'est possible, c'est moins traumatisant.
Au 13ème km, on tourne sur la gauche pour longer la halle aux blés et emprunter les petits escaliers pour y rentrer. A la sortie de la halle au blés, deux coureurs devant se font accompagner par une femme sortant de la Cantine Berrichonne, qui a eu une subite envie de courir mais qui avait surtout l'air bien "chargée".

Le temps de sourire un peu et nous nous engagons dans la rue Mably, une bonne petite côte que nous allons grimper à bonne allure à plus de 10,5 km/h. Jusqu'au 14ème km, Arnaud et moi, avons sans le vouloir accéléré et nous nous sentons bien, peut être le plaisir de se retrouver en ville avec plus de personnes dans les rues pour nous encourager.

Le côté sympa de courir en club, c'est le maillot du club qui est connu et les encouragements qui vont avec : "Allez l'ASAB !!!". Ca redonne le sourire et vous booste. En tout cas Arnaud qui courait avec moi était jaloux ...

Rue Gambon je croise mon beau-frère Denis à la circulation, qui m'encourage, je plaisante avec lui en lui demandant si il ne s'était pas encore fait frapper par des gens que cette course importune dans Bourges.

La suite c'est la première modification du parcours par rapport à l'édition précédente. Au lieu d'un passage entre les bâtiments du centre commercial Avaricum, les organisateurs nous ont gratifié d'une montée d'escaliers, genre la verticale, à l'intérieur d'un des bâtiments pour déboucher sur les toits terrasses. Pas de le temps de prendre une photo et de profiter 2 secondes de la vue du centre historique de Bourges, nous redescendons les escaliers. Difficile de maintenir l'allure dans ces conditions malgré les relances à bout de bras à l'aide des rampes.

Avant d'entrer dans les jardins des prés Fichaux au 15ème km, nous passons devant un bénévole chargé de faire la circulation et de jeunes automobilistes, un peu énervés, le ton avait l'air de monter.

Nous passons devant l'avant dernier ravitaillement pour sortir des jardins et filer vers les escaliers pour descendre vers le centre Nautique. Je suis en terrain connu, je cours souvent dans le coin, ce n'est pas loin de chez moi, mais pas question d'accélérer et d'en profiter. Je dois rester sérieux et maintenir ma vitesse. 
Les marais près de chez moi ne sont pas loin et au 16ème km nous arrivons au moulin de la Voiselle et son petit pont recouvert de moquette comme l'année dernière. De l'autre côté du pont, un barbecue est organisé et les odeurs sont délicieuses. Difficile de ne pas se demander pourquoi on est en train de courir alors que l'on pourrait être en train de faire la même chose ... Mais bon on a choisi ... On file dans les marais le long de la Voiselle, le terrain est un peu plus souple voir gras par endroits.

Le 2ème et dernier pont passé, nous tombons sur le dernier ravitaillement, je ne m'arrête pas comme sur les autres ravitaillements. En fait le seul où je me suis arrêté, c'était le premier et c'était pour une pause pipi.

La sortie des marais se termine par une petite côte bien raide où Carole ma belle soeur et sa copine sont postée pour la circulation ... Carole m'encourage, elle est à fond, d'ailleurs le soir elle n'aura presque plus de voix ...

17ème km, les choses sérieuses commencent réellement maintenant avec le retour dans le centre historique de Bourges. La rue Samson nous accueille avec ses pavés et sa pente, heureusement nous n'allons pas jusqu'au bout. Nous tournons sur la droite le temps de récupérer un peu avant la rue des juifs, terrible, toujours avec une belle pente et des pavés.

Les gens sont massés en haut de la rue et nous encouragent fort, la rue Bourbonnoux en descente nous permet de récupérer. Nous empruntons les trottoirs au maximum pour soulager les pieds et les chevilles ... les pavés sont parfois traîtres.

Nous doublons une concurrente qui s'encourage à voix haute et qui à notre passage nous annonce qu'elle aussi a droit de "mater des culs" ... sans commentaires ...

Arrivés sur la place Gordaine et nous passons sous l'arche Patapain et nous entrons dans la rue Mirebeau toujours en descente, nous filons à presque 13 km/h.

Puis c'est le fameux passage casse-cou et ses petites marches inégales montées 2 par 2, au 18ème km et où nous doublons une concurrente dans les escaliers avant de ressortir.

Nous arrivons dans le final du circuit, direction la rue moyenne puis la rue des arènes pour atteindre les contrebas du palais Jacques Cœur. Pour cette édition, pas de montée d'escaliers entre le palais et le théâtre, ni de passage dans l'enclos des Jacobins avec ses escaliers également.

Pour cette édition, nous entrons dans le palais Jacques Coeur par un escalier sur son flanc, puis après traversé un couloir presque dans le noir et pas très haut de plafond, nous débouchons dans la cour du palais.

Nous remontons par la rue Emile Zola vers la Poste, puis passons devant le Rez de Chaussée, un bon petit restaurant. Au 19ème km, rue de la grande Armée, un bénévole nous donne les dernières indications : une petite montée, puis le passage Georges Sand avant de prendre le chemin des remparts. Nous y rattrapons 2 coureurs de US Berry que nous lâcherons après les escaliers avant de déboucher sur la cathédrale.

Arnaud me demande si on accélèrerait pas un peu pour la fin du parcours, je lui dis que ça va être chaud, mais j'essaye tout de même de le suivre en contournant la cathédrale.

Derrière la cathédrale, je suis accueilli par ma famille et mes amis avec très bruyants encouragements, ça me booste ... la fin est proche, les derniers escaliers arrivent pour entrer dans les jardins de l'archevêché où j'aperçois un badiste devant moi, on le dépose sur place avec Arnaud et progressivement on accélère pour franchir la ligne d'arrivée ensemble. 
Arnaud me dit de regarder le chrono, nous allons passer la ligne en moins de 2 heures, satisfaits de notre gestion de course. On nous offre un t-shirt finisher spécial pour la Jacques Coeur.

Le temps de faire quelques photos, nous nous dirigeons vers le ravitaillement final, qui est magnifique avec énormément de fruits frais.

Nous nous retrouvons tous pour échanger nos premières impressions. Tout le monde a atteint sont objectif.

Je demande à ma femme comment s'est passée sa course. Elle termine l'Avaricum 521ème sur 905 en 48:38 : je suis impressionné, elle a bluffé tout le monde avec seulement 2 sorties avant la course.

Pour l'anecdote encore, le classement n'est pas terrible mais ce n'était pas le but, je termine 276ème sur 346 en 1:59:18 soit une moyenne de 9,98 km/h (un poil déçu, 10 tout rond ça aurait été plus joli).

Physiquement, ça s'est plutôt bien passé, pas de nouvelles douleurs, j'ai pas eu l'impression de tout donner, l'allure choisie nous a permis de gérer la course sans trop de problèmes. 

Pendant tout l'épreuve, je n'aurais q'une seule musique dans la tête, Amir "J'ai cherché".

Superbe organisation avec beaucoup de bénévoles super sympa, à Bourges, un parcours pour la Jacques coeur avec une 1ère partie cool et une 2ème partie plus difficile entre centre-ville : que demander de plus sur ce Trail pour ne pas avoir le sourire tout au long du parcours !!! Vivement la prochaine édition.

dimanche 3 juillet 2016

Prépa marathon S5 : où comment planter le programme pour un Trail

La sortie longue de 22 km de dimanche a laissé des traces et l'anniversaire qui a suivi n'a pas arrangé les choses. Le manque de motivation et la fatigue du corps étaient présents en début de semaine.
Mardi : Séance de fractionnés au programme avec 15x1min-1min, direction ma piste cyclable "favorite".

L'angoisse de la blessure était encore un peu présente, mais c'était surtout la fatigue globale (déjà ?) qui me tracassait.

Par rapport à la séance de la semaine dernière, j'ai l'impression de mieux me sentir. Les chiffres en vitesse de pointe ont l'air de me donner raison (un peu plus de 13 km/h), mais pas non plus de quoi fouetter un chat.

Le ciel était menaçant mais m'a laissé tranquille pour rentrer à la maison. Un peu plus de 9,5 km à plus de 9 km/h et le tendon d'Achille qui me fait signe de calmer le jeu un peu ... pffff ...

Musique dans la tête, Katy Perry "Firework", the Beatles "Lady Madonna".

Jeudi : Une séance tempo 12 km était prévue mais des douleurs dans la cheville et le Bourges Urban Trail (BUT) étant samedi, j'ai préféré laisser reposer la mécanique.

Samedi : Bourges Urban Trail, petit CR à venir ... 

Dimanche : Petit décrassage post BUT d'un peu plus de 9 km, dans les marais. La mise en route a été difficile et surtout il a fallu changer de pneus. En effet les petites surprises du BUT étaient passées par là.

C'est chaussé de mes Brooks Ghost, que je suis parti trottiner dans les marais, secs, enfin ... 1h de jogging avec pour consigne de ne pas dépasser 142 bpm.

Difficile de ne pas ressentir les douleurs un peu partout laissées par les 19 km de la veille, mais bon, le mal par le mal, non ?

Musique dans la tête, Tina Arena "Les 3 cloches" et Alain Souchon "La balade de Jim".

Le programme de prépa indiquait une 1h de jogging pour samedi et 24 km pour dimanche, on dira qu'en inversant dimanche et samedi ça devrait faire comme si ... le dénivelé du BUT fera la différence  ...

Une bonne petite semaine, avec 3 sorties et une course, 38 km, soit 41 % de mon objectif kilométrique 2016 de 1500 bornes depuis le début de l'année.

dimanche 26 juin 2016

Prépa marathon S4 : ou la première semaine normale de préparation

Après une petite pause et une reprise douce le week-end dernier, il fallait bien reprendre le chemin sérieux du programme de préparation ...

Mardi : Sortie jogging 1h prévue au programme : donc pas forcer.

Ca m'allait bien jusqu'à ce que je parte sans réfléchir au parcours ... Résultat une passerelle (franchie 2 fois), des escaliers, des côtes et heureusement quelques descentes, bref 9,5 km à 9 km/h.

Le temps était lourd et les jambes aussi ... la reprise sans doute ???

Musique dans la tête, After Romeo "Good Things", Keen'V "J'aimerais trop".
Jeudi : Sortie fractionnés 10x1min-1min soit un peu plus de 7,5 km et presque 9 km/h de moyenne, mais ça c'est accessoire vu le type de sortie.

C'est la boule au ventre, que je suis parti faire cette séance,  l'angoisse de se blesser à l'esprit.  Du coup j'y suis allé avec le frein à main.

La chaleur était étouffante, plus de 30° ... La comparaison avec les premières séances avant blessure sont sans appel au niveau vitesse de pointe.

Mais cela valait peut être mieux car avec des pointes à tout juste 12 km/h, j'ai senti que ma cuisse tirait.

Musique dans la tête After Romeo "Good Things".

Samedi : 10 km pace autour des marais de Bourges sous le soleil. Je me pose encore des questions sur l'allure à choisir pour mon premier marathon. 

Au vu de ce que je suis capable de faire, une allure entre 5:50 et 5:55, ça serait pas mal.
Le temps était idéal pas trop chaud, seul bémol de la sortie la cuisse qui tire un peu mais pas au même endroit ... pfff ...

Musique dans la tête After Romeo "Good Things" et the Cranberries "Animal Instinct".

Dimanche : Le jour de la sortie longue, 22 km ... il fallait continuer le programme ...

Le programme de la journée étant chargé, un anniversaire au programme, le réveil a été matinal pour cette sortie longue.

Equipé de mon camelbak et d'un gel, j'ai commencé par la technique de l'escalier sur les 6 premiers kilomètres ... faire et refaire ... ensuite direction le golf en longeant les EMB ...

Le temps était vraiment idéal avec le soleil tant attendu depuis 1 mois. 

Un petit tour du golf plus loin, je passais le 11 km et la mi parcours, l'occasion de prendre le fameux gel et de voir les effets ou plutôt la réaction de mon corps à ce surplus de sucre.

La première impression a été le sucre mais surtout le pouvoir couvrant du gel, j'ai failli étouffer ... l'absorption d'eau a été salutaire ... ne pas trop ingurgiter de gel en même temps ... niveau performances ou impressions pas grand chose à dire ... déçu ...

A la sortie du golf, je suis posé la question du tour du Lac d'Auron et surtout de savoir si le tour était sec, mais finalement je me suis dis que le kilométrage serait suffisant en rentrant par la trouée verte.

Histoire de conforter le kilométrage, je suis remonté du lac par les archives départementales à petite vitesse, la pente étant bien raide, heureusement le reste de la sortie sera parcourue sans grand dénivelé.

L'arrivée à la maison a été une délivrance, mais le cardio moyen a été une satisfaction 132 bpm de moyenne et donc presque 9 km/h de moyenne sur les 22 km.

Musique dans la tête, les Rolling Stones "Sympathy for the Devil", les Beatles "Don't let me down".

Une semaine de reprise chargée avec presque 50 km et surtout le Bourges Urban Trail et les 19 km de la Jacques Coeur en ligne de mire le 2 juillet prochain.

dimanche 19 juin 2016

Prépa marathon S3 : où comment se remettre en route ...

Semaine difficile à ruminer et à ne rien faire pour soigner ma cuisse ... difficile de ronger son frein ... heureusement le temps pourri de ce mois de juin aide à faire passer la pilule.
Samedi : Le jour de l'appel du 18 juin, je n'ai pas résisté à l'appel de mes baskets pour aller écouter ma cuisse. 

J'avais prévu de courir 15 petites minutes en footing tranquille. Les inondations dans les marais de Bourges, m'ont encore obligé à faire demi-tour et donc à allonger la sortie. 

Au final, un peu plus de 3 kilomètres et demi. La cuisse a l'air de ne pas souffrir et vu l'allure heureusement. Il n'y a plus qu'à enchainer doucement.

Musique dans la tête, musique de l'Euro 2016 de David Guetta "This One's for You (flat. Zara Larsson)".

Dimanche : La veille, j'avais repris avec presque 30 minutes de footing au lieu de 15 à cause des inondations.

Cette fois ci, l'objectif était un petit footing de 45 minutes, toujours tester la cuisse.

Direction le golf municipal avec Cédric qui m'a accompagné sur les 2 tours. Le terrain n'était pas trop gras et le temps idéal. Le retour du soleil fait vraiment du bien au moral.

Un peu plus de 7 km parcouru à 9 km/h, content, mis à part quelques muscles douloureux suite à la reprise, rien à signaler : la cuisse à l'air de tenir.

11 kilomètres cette semaine, pour une reprise pas si mal, plus qu'à reprendre le plan prepa marathon doucement.

Enfin je garde à l'esprit mon objectif à court terme, les 19 km du Bourges Urban Trail le 2 juillet prochain.

dimanche 10 janvier 2016

Semaine 1 : du 4 au 10 janvier

Première semaine de l'année 2016, on essaie de rester sur la motivation de la semaine dernière et pour concrétiser l'objectif principal de l'année, je me suis inscrit à mon premier marathon.

Le marathon choisi n'est pas très loin, ce sera celui de Tours, le Tours Loire Valley (TLV), dont ce sera la 3ème édition.

Lundi : Repos.

Mardi : 1ère sortie nocturne avec ma frontale, récemment reçue, une Ledlenser Seo 5 ... La première impression est très positive, car elle éclaire loin, dispose de plusieurs modes de fonctionnement, peut s'orienter vers le bas,  etc ... Je l'ai utilisé avec un bonnet et au bout de 40 min de course, j'avais une belle marque rectangulaire sur le front. J'ai serré un peu fort, de peur de la perdre sans doute, le seul reproche à lui faire pour le moment. On verra sur les prochaines sorties.

Durant cette sortie dans les marais, j'ai croisé un autre Minotaure,  on s'est auto-éblouis. J'ai aussi croisé un canard que j'ai gêné et qui m'a fait une belle peur en s'envolant à grand bruit d'ailes lorsque je suis passé près de lui. Dans le noir, seul dans les marais, le moindre bruit est amplifié, ça fout les chocottes, heureusement personne n'était là pour prendre une photo.

Sinon bonne sortie, avec une impression de bon rythme, 6,7 km, presque 10 km/h ... juste les mêmes douleurs à gauche et à droite ... qui s'estompent peu à peu à mesure que le corps chauffe.
Musique dans la tête, Lilicub "Voyage en Italie".

Mercredi : Badminton.

Jeudi : Repos.

Vendredi : Petit tour dans les marais en mode "je brule 500 calories", du coup petit rythme 7 km à 8 km/h de moyenne ... pas si évident que ça de courir lentement ...
Musique dans la tête Leeway "We were evergreen".

Le soir, je me suis inscrit à la 2ème édition du Bourges Urban Trail mais cette année sur la Jacques Cœur : 19 km au programme.

Dimanche : Sortie en ville sous la pluie et le vent, il fallait vraiment avoir envie, surtout qu'au fur et à mesure de la sortie le pluie s'est intensifiée.

Au 2ème km, je me loupe et mon pied droit atterrit dans une belle flaque d'eau, chaussure et chaussette mouillée ... génial ... 1 km plus loin c'est au tour de mon pied gauche d'atterrir dans la flotte histoire de ne pas faire de jaloux ...

Parti pour une sortie longue, j'ai vite révisé mon objectif à la baisse pour ne pas attraper mal ...
Avec la pluie je pensais avoir couru plus et comme je pouvais pas regarder ma montre emmitouflée sous 2 épaisseurs de manche, j'ai été un peu déçu d'avoir couru moins de 10 km ... pfff ... temps de m....

Musique dans la tête Mika "Rain", c'est dingue non ??? En tout cas totalement à propos.

Une 1ère semaine avec 23 km dans la musette, pas si mal pour un début ...

mardi 7 juillet 2015

1er Bourges Urban Trail

Inscrit longtemps à l'avance, avec les 2 trails déjà fait, je me serais bien inscrit finalement sur la course le plus longue la Jacques Coeur (17 km) au lieu de l'Avaricum (8 km).
Vu que la course était prévue à 20h15 le soir, que le retrait des dossards commençait à 15 h, et qu'en plus je courais à domicile, l'après midi a été assez cool mais long.

Retrait du dossard accompagné de Jean-Loup vers 16h, il n'y avait pas grand monde sur l'esplanade entre la mairie et la cathédrale. Retour à la maison puis tournage en rond en attendant l'heure fatidique.

Carole et Nathalie nous ont amenés les filles car elles aussi participaient à la course et pour Carole c'était sa première. Elle était un peu en stress.

Vers 19h avec Jean-Loup retour vers le village course organisé pour l'occasion où nous avons retrouvé Carole et Nathalie. On y a également croisé quelques badistes ou anciens badistes mais aussi des supporters comme Régis venu de Vierzon pour faire un petit coucou.

20h départ de la Jacques Coeur, dans une ambiance festive et c'est au tour des participants de l'Avaricum de se mettre en place dans le sas de départ. Carole et Nathalie sont derrière moi, juste avant le départ elles me demandent quel est mon objectif, je ne sais pas trop.
Malgré des conditions de course un peu plus fraiches, la météo annoncée parlait de 33° cette semaine à 20h, je n'avais réfléchi à combien je pourrais faire. Moins que les filles que l'avaient parcouru en moins d'une heure à l'entraînement, mais après ...

Le speaker a fait monter l'ambiance, on entendait pas bien ce qu'il disait, on a levé les mains et tapé dans nos mains plusieurs fois ... Et pan, le départ a été lancé ...
La masse de coureurs s'est lentement mise en route, j'étais sur le côté gauche de la chaussée pavée.

La pagaille habituelle du départ avec ceux qui courent au ralenti, ceux qui zigzaguent pour aller le plus vite possible aux avants-postes.

Sur la gauche j'aperçois Régine avec son appareil photo au dernier moment, pas sur qu'elle ait pu me prendre en photo à ce moment là ... on traverse la rue moyenne pour descendre vers la préfecture, j'entends les encouragements de Régis et puis patatras Sarah qui était devant moi s'est retrouvée au sol, j'essaye tant bien que mal de contourner par la gauche pour trouver un peu d'espace pour prendre mon rythme.
On tourne pour descendre vers le pub Jacques Coeur, ça va vite il y a des coureurs partout sur la routes, sur les trottoirs, à ce moment là en descente je suis à plus de 15 km/h.
Puis on remonte la rue des armuriers pour bifurquer vers la gauche dans un petit couloir. Je me souvenais que lors de la reconnaissance, ce passage comportait 2 bornes en pierre. Au dernier moment dans la foule, je les aperçues entourées d'un haut coussin de mousse, on aurait des colonnes de triage. Ensuite on arrive à l'église Saint Pierre et on tourne sur la droite dans la rue du Secrétain avant d'arriver à la halle au Blé.

Jusqu'ici que des pavés et encore beaucoup de monde, j'alterne entre phases d'accélérations et phases d'attente pour pouvoir doubler ... difficile pour le cardio, ma montre oscille autour des 13 km/h.
Pour pénétrer dans l'enceinte de la Halle au blé, on monte nos premières marches 2 par 2, puis une fois dedans j'essaye d'accélérer pour me sentir un peu plus à l'aise sans trop de monde autour de moi.

Après direction le collège Littré, le collège de Lili, en enchaînant les changements de direction dans les petites rues ... juste avant le collège, on tourne pour descendre vers l'ancien Hôtel-Dieu, là on traverse dans sa cour pour rattraper la rue des poulies, où nous attend le premier brumisateur, qui surprend mais rafraichit.

C'est le yoyo avec plusieurs coureurs, on arrête pas de se doubler redoubler avec l'enchainement de montées et de descentes.

Au 2ème kilomètre, on descend à fond pour attraper un petit escalier qui traverse la rue Jean Jaurès pour gagner le centre Avaricum. Je suis à plus de 16 km/h en pointe, je le sens, j'angoisse un peu car je me dis que depuis le début de la course, j'ai rien géré.

Passé Avaricum en trombe, direction la rue Bouillet pour déboucher dans le parc des prés fichaux où nous attendent quelques marches, le sol change, plus de pavés, bitume sur les routes et petits graviers dans le parc. Ensuite on remonte vers le centre nautique et ses marches assez étroites à descendre. Je fais attention, je maitrise pas la descente de marches ...

Arrivé en bas, difficile de relancer, je commence à payer mon début de course un peu trop rapide, comme d'habitude. On passe à l'endroit où les 2 parcours bifurquent sous une arche, à gauche pour le 17 km, tout droit pour le 8 km. Au sortir de la rue de la Fontaine de Fer, on débouche sur la droite dans la rue Max Dormoy, où j'entends une personne nous encourager, allez courage vous êtes à la moitié du parcours. En fait de la moitié, c'est juste un peu plus loin, lorsque l'on tourne vers chez moi au 4ème km, le boulevard du général Chanzy, pour aller au moulin de la Voiselle pour la partie dans les marais de la course.

On passe sur un petit pont recouvert de moquette, les lames de bois en dessus bougent énormément, heureusement il n'est pas long. Nous longeons la Voiselle, l'herbe a été coupée, puis de nouveau petit pont et on arrive au premier ravitaillement où je prends le temps de boire un verre.
Petit détail sur l'organisation, pas de poubelles après le ravitaillement, les bénévoles ont du s'amuser à ramasser verres et autres déchets.
On termine la partie marais pour retourner en centre-ville par une petite côte qui casse bien les pattes, un avant goût de la suite.

On traverse le boulevard Clémenceau, où la personne, qui fait la circulation, nous encourage en nous disant que c'est là que ça commence à monter ... effectivement on grimpe une partie de la rue Samson et c'est le retour des pavés, un peu plat/descente rue Montcenoux avant d'entamer la belle montée de la rue des juifs où nous attendent les filles, toute la famille. Je ne les aperçois même pas sur les côtés mais je les entends concentré sur ma course et surtout à essayer de garder un petit rythme, je ne suis plus qu'à 9 km/h à ce moment là.
Ensuite c'est la descente de la rue Bourbonnoux, rapide, en alternant trottoir et pavés au milieu de la rue pour doubler lorsque c'est possible, un peu de répit avant d'affronter le passage casse-cou de la rue Mirebeau.

Passage casse-cou et ses petites marches pas hautes avalées deux par deux avec un petit palier au milieu et une sortie qui se rétrécie, les yeux ont du mal à s'accommoder à la pénombre.
Ensuite au 6ème km, direction la rue moyenne que l'on descend avant de s'en aller vers le palais Jacques Coeur et ses marches pour atteindre le théâtre Jacques Coeur.

Difficile de garder un semblant de vitesse en montant les marches toujours 2 par 2, toujours beaucoup de monde pour encourager depuis le début de la course dans les rues, c'est très agréable et ça booste.
On redescend vers la rue des armuriers pour bifurquer sur la gauche et les escaliers de l'enclos des jacobins et son 2ème ravitaillement que je zapperais cette fois-ci. Monté difficile encore une fois, car ça casse bien le rythme surtout avec le palier ou le ravito était installé et le sol était trempé, limite glissant pour enchaîner sur les dernières marches.

On repasse la rue moyenne au niveau de la poste pour redescendre un peu, de nouveau un brumisateur au 7ème km à qui je fais signe et il m'arrose copieusement. On touche presqu'au but, on remonte la rue de l'hôtel Lallemant avant de descendre dans le passage Georges Sand.

Depuis un moment, je suivais 2 coureurs un homme d'une certain âge qui guidait une jeune femme, le passage dans les remparts me fera perdre pas mal de temps à essayer de les doubler. En effet, on aurait que le gars indiquait à la fille à chaque fois où je voulais passer pour doubler, j'ai rongé mon frein, j'accélérais, je ralentissais, à gauche non, à droite non plus, grrrr ... et cela jusque derrière la cathédrale, où j'ai entendu Sophie m'encourager, allez merluche !!!
Dans la ligne droite sur le trottoir avant de rentrer dans les jardins de l'archevêché, j'ai donné un bon coup de rein pour les semer, au même moment j'entendais Stéphanie m'encourager bizarrement, dépêche !!! En fait ce n'était pas pour moi mais pour les filles qui étaient à la traine pour la rejoindre.

L'entrée dans les jardins, avec les dernières marches avalées 2 par 2 toujours, s'effectuera en accélérant pour gratter un peu de place. Un dernier virage où Régine et Michel étaient placés et je sprinte jusqu'à l'arrivée à plus de 15 km/h, ça y est c'est terminé ... 
Je me dirige tant bien que mal en récupérant un peu mon souffle vers le ravitaillement super bien garni en fruits frais, secs, boissons. Puis je retourne encourager Carole et Nathalie qui arriveront 15 minutes plus tard. 

Au final, je termine 140ème sur 557 participants, pas si mal, en 42m34s, soit plus de 11 km/h, une bonne première. Rien n'a voir avec le trail de Sancerre, où il m'avait fallu une semaine pour m'en remettre. Dès le lendemain, je me sentais d'attaque, pas de douleurs ni de courbatures.

Maintenant c'est l'été, plus de courses prévues avant début septembre et la ronde des marais.

samedi 4 juillet 2015

Semaine 27 : du 29 juin au 5 juillet

Encore une semaine light vu les températures caniculaires que l'on a enduré, jusqu'à 39° dans la journée et encore plus de 30° vers 20h.

Difficile de sortir courir dans ses conditions et pourtant il le faudra samedi soir pour le Bourges Urban Trail. En effet l'organisation a annoncé 33° à 20h, l'hydratation va nouvelle fois être la clé.

Ca tombe bien, la semaine dernière j'ai commandé un gilet d'hydratation, un Camelbak Circuit.

Vendredi : après une sortie avortée avec Jean-Loup mercredi soir, j'avais décidé de faire une petite sortie pour tester le Camelbak.
35° une chaleur suffoquante, la mise en train a été difficile. 1ère constatation courir avec une poche à eau, ça fait du bruit. La prise de gorgées d'eau n'est pas si évidente même si le système est pratique, j'ai failli m'étouffer 2 fois.

Il faisait tellement chaud que je sentais mes joues bruler et j'ai même croisé des jeunes qui se baignaient au barrage des 4 pelles au nord des marais.

4,85 km/h à 10,6 km/h, un peu plus de la moitié du parcours de demain mais sans difficultés. Difficile de redescendre en température à l'issue de la sortie.

Samedi : Bourges Urban Trail, compte rendu à venir.

dimanche 28 juin 2015

Semaine 26 : du 22 au 28 juin

Repos forcé cette semaine, le Trail de Sancerre étant passé par là, mes molets n'ont pas supporté le choc. Les crampes apparues après la course et les courbatures sont restées jusqu'au jeudi. Malgré les étirements, beaucoup d'eau pour ré-hydrater le bestiau et les massages de ma chérie, rien n'y a fait.

La reprise du boulot, le lundi matin, a été des plus dures, car avec ma démarche de Robocop, j'ai été le sujet de conversation et de moquerie de mes collègues pendant 2/3 jours ...

Petit bout d'analyse à froid, le Trail des Terres Vives était vraiment plus facile et non représentatif d'un Trail. Comme l'a dit un des vendeurs du magasin Running Expert, le Trail de Menetou était plus une course nature qu'un vrai Trail. Les dénivelés n'étaient effectivement pas les mêmes et donc mes mollets pas habitués à freiner comme des malades dans les descentes.

Donc une semaine sans courir, pour essayer de se remettre et se projeter sur la dernière course de la saison avant les vacances d'été.

Dimanche : il fallait bien reprendre et faire comprendre à mon corps que ce n'était pas fini. C'est donc sous le cagnard que je suis aller courir lentement mais je ne pouvais pas faire beaucoup mieux. Direction le lac d'Auron par la trouée verte, avec une alternance de passages sous le soleil et sous l'ombre bienvenue des arbres. 
Pas de bonnes sensations, avec des jambes raides et un cardio assez élevé. Bon un petit 15 km tout de même, mais en 1h35, on est loin des 1h24 des mois de mars/avril. Musique dans la tête, une pub mais impossible de la retrouver et la chanson qui allait avec.

Bilan très léger, 15km, maintenant objectif le Bourges Urban Trail la veille de mon anniversaire.

mardi 23 juin 2015

4ème édition du Trail de Sancerre

Pour ma seconde participation à un Trail, j'avais choisi celui de Sancerre dont c'était la 4ème édition. Sancerre, renommé pour son vin, est un petit village niché sur un piton entouré de vignes.

Au programme, la fillette de 15 km 550 + ou bien la magnum 35 km 1100 +. J'ai bien sûr choisi la course la plus courte, car celle-ci s'annonce difficile aux dires de ceux qui y ont déjà participé.

Le midi, je déjeune chez Anne et Fernando. J'arrive, accompagné par Anne, au parking des caves de la Mignonne en contrebas du village Trail. Pour rejoindre le village et retirer les dossards, il a fallu grimper une première côte, environ 600 m avec un petit dénivelé de 70 m. Et bien sur il a fallu la redescendre et la remonter afin d'aller déposer le petit sac contenant maillot et autres goodies.

Au retour, je retrouve Anne en compagnie d'Inès, qui participe à la fillette également, et son mari Lionel. Je croise également Lucie, Jean-Marie, bref beaucoup de badistes finalement au départ de ce trail.

Une demi heure avant le départ, on se place avec Anne et Inès dans le sas de départ. Petit à petit le sas se remplit, on est bousculé par les gens, qui étaient devant et qui décident de se mettre à l'arrière ou ceux qui font le contraire, ou encore ceux qui cherchent leurs amis. Entassé comme des sardines, nos GPS perdent pendant un moment leurs  satellites et ont toutes les peines à les retrouver. Quelques photos et encouragements prodigués par Lionel derrière les barrières et l'heure du saut dans l'inconnu arrive.

Départ ... La foule se met lentement en mouvement, rapidement je lâche les filles, le parcours commençant tout de suite par une remontée dans les rues de Sancerre, avant de descendre, à pic (?), vers les vignes ... Dès l'arrivée dans les vignes, la pente étant raide, tout le monde ralentit et on est précédés par un nuage de poussière.

Puis virage à droite pour commencer à remonter vers une portion montante ou chacun essaie de se placer et de prendre de la distance. Difficile de garder un rythme régulier, c'est le yoyo entre les concurrents. On arrive ensuite sur une portion fraichement débroussaillée où les racines coupées dépassent parfois. Rien de mieux pour se casser la figure et nombreux en feront l'expérience.

Aux environs du 2ème km, une sensation de vomi dans la gorge, mon repas venait de remonter. Je décide de fermer la bouche, serrer les dents et ravaler. Je commence à me dire que la course va être longue. Vers le 3ème km, on débouche entre les vignes et on remonte pour longer la route de Bourges où nous attend le premier ravitaillement en eau au 4ème km. Déjà entamé, je décide de m'arrêter pour boire un verre d'eau et m'humidifier la nuque.

Au 6ème km après une descente assez glissante, on débouche dans une sorte de no man's land, au sol blanc caillouteux un peu comme une carrière, avant d'entamer une côte impressionnante où la plupart des participants se mettent à marcher. De mon côté, j'ai essayé de courir sur une petite portion mais j'ai du me résoudre également à marcher, j'en ai donc profité pour prendre quelques photos.

Arrivé en haut, je me suis remis difficilement à courir pour atteindre le prochain ravitaillement à un peu plus de 7 km, où j'ai pris quelques pruneaux et un verre d'eau.
Les ravitaillements ont été à chaque fois de véritables coups de boost avec les encouragements des bénévoles grâce aux prénoms sur les dossards.

La suite du parcours c'est un long passage dans les sous-bois, un véritable gymkhana à monter et descendre, glisser, sauter les troncs en travers de la piste, éviter ceux qui doublent, ou ceux qui vous coupent la trajectoire avec un petit signe de la main pour doubler ... Avec la fatigue les pieds traînaient plus par terre et j'ai encore failli me prendre une belle gamelle. De nombreux passages se sont faits en marchant surtout les montées et à ce moment là, je ne sentais plus la force de relancer sur certains passages plus ou moins plats. Le 9ème km a été terrible. Arrivé au point culminant de l'épreuve, après le 10ème km le prochain ravitaillement nous tend les bras. Je prends un verre d'eau et m'asperge encore la nuque.

La descente s'effectue rapidement et on sort des sous-bois, de son ambiance étouffante, pour filer de nouveau à travers les vignes.

Vers le 12ème km, on entame la remontée vers Sancerre, mais avant un dernier ravitaillement nous attend dans une cour de ferme où un brumisateur géant est chargé de nous rafraichir. Je prends encore un verre d'eau et des abricots secs que je mâche lentement en repartant en trottinant.

Et puis c'est le mur et la terrible montée vers les remparts de Sancerre, tout le monde marche en file indienne dans un nuage de poussière, je n'ai qu'une envie c'est que ça s'arrête et qu'on retrouve du plat. On bifurque sur la droite pour rattraper une partie toujours montante en bitume, enfin.

Là en pleine relance, j'entends Lionel m'encourager "allez on court, allez c'est bien Christophe" ou un truc du genre, plus trop lucide, focalisé sur ma course ...  On enchaine ensuite avec des escaliers et un passage à  travers un bar ou un restaurant, je n'ai même pas fait attention.

On continue de monter pour déboucher dans les jardins de la Tour des fiefs, point le plus haut de Sancerre, où j'ai commencé à reprendre un rythme plus soutenu. Mais je sentais les crampes aux mollets monter et du coup je n'osais plus trop forcer. Dans ces jardins, un gars qui courait à côté de moi, demandait de l'eau aux coureurs comme s'il était à l'agonie. Moi plus lucide du tout, je buvais ma gourde devant lui, comme si de rien était.

A partir du 14ème km, je commence à me sentir mieux la fin du calvaire arrivant, on redescend vers le village Trail et l'arrivée. On enchaine les changements de direction dans les petites ruelles de Sancerre, et à un moment on passe même à travers une cave, surréaliste à ce moment là de la course. Je reprends petit à petit de la vitesse pour finir en sprintant vers la ligne d'arrivée à plus de 15 km/h ...

Sur la ligne on me remet un bracelet et puis on me demande si je vais bien. Je réponds que oui et me dirige vers le ravitaillement liquide. Les crampes aux mollets, que je sentais venir, m'ont rattrapé, une horreur ... Vu le timing serré imposé par le spectacle de danse de l'une de mes filles, je n'ai même pas pu attendre Anne et Inès et les encourager sur l'arrivée.

Au village j'ai retrouvé quelques têtes de badistes connues et le temps d'échanger quelques impressions, j'ai essayé tant bien que mal de retourner à la voiture 600 m plus bas ... les crampes ne m'ont pas lâchées et j'ai même été obligé de m'arrêter en plein passage piéton ... terrible ...

Le chrono, du coup, est presque anecdotique en 1h47min30s, 689ème sur 1315 participants, une moyenne de 8,3 km/h. Heureux de l'avoir terminé, mais déçu par le chrono, et le nombre de portions où je me suis senti obligé de marcher.

L'enseignement le important, si je veux renouveler l'expérience, il va falloir que j'apprenne à grimper mais surtout redescendre, car là mes mollets ne l'ont pas supporté. Rendez-vous le 18 juin 2016 pour la prochaine édition pour faire mieux, enfin j'espère. En tout cas, je me souviendrais longtemps de ce trail.

Maintenant récupération jusqu'au 4 juillet pour le Bourges Urban Trail, qui devrait être une promenade de santé en comparaison avec le Trail de Sancerre ... il n'est pas plat le Berry ...