samedi 29 septembre 2018

Ronde des marais 2018

En septembre à Bourges un des rendez-vous incontournable de début de saison, c'est la Ronde des marais organisée l'USB Athlétisme. Ce qui est génial avec cette course, c'est qu'elle se déroule sur mon terrain de jeu favori : les marais de Bourges.

Cette année, les distances et les parcours ont un peu évolué. Exit le 5 km et le 15 km, place au 6km et 12 km.

Parti en courant de la maison pour m'échauffer tranquillement, je ne sens pas une super forme dans les jambes. Je croise de nombreux coureurs en train de s'échauffer le long de la voie ferrée et dont quelques fusées.

Sur le parking du supermarché chaussée de Chasse qui sert de village départ/arrivée, mon copain Cédric est déjà et m'accueille. Je croise Dominique inscrite sur le 6 km et je vais chercher mon dossard. J'aperçois Aurélia, qui est bénévole sur la course, et à qui je dis bonjour. 

Je plaisante avec sa voisine qui me donne mon dossard : "Lemerle comme l'oiseau", elle répond "oui en plus il a pointé juste avant vous". Je ne comprenais pas. "mais si un m. Loiseau, vous m'avez tendu la perche" m'a t elle expliqué en me montrant son nom.

En allant à la voiture de Cédric histoire d'accrocher le dossard, nous croisons Stéphanie et en revenant c'est au tour de Bruno. Nous nous échauffons avec lui en effectuant deux/trois tours du supermarché.

Le départ étant proche, avec Cédric nous nous fondons dans la masse de coureurs agglutinés derrière l'arche. L'objectif de la course n'est pas bien défini pour nous, 12 km à plus de 10 km/h serait pas mal.

C'est parti, je déclenche ma montre au bon moment cette fois-ci en passant sous l'arche, nous essayons de zigzaguer entre les coureurs mais le peloton est assez compact.

Le 1er km est parcouru à une très bonne allure 5:19. Un peu vite mais bon c'est souvent comme ça en début de course. Nous rejoignons la chaussée de Chappe où nous partageons un peu la route avec les voitures. Avec Cédric on continue sur notre allure rapide et on continue de zigzaguer entre les coureurs.

Nous bifurquons ensuite sur la droite pour entrer dans les marais en passant sur le mini-pont du Faux Pallouet et nous longeons la Voiselle sur la droite. Le chemin n'est pas large et le sol piègeux, avec cailloux et racines. Malgré les marquages certains et certaines se loupent et trébuchent.

Le 2ème km est un peu plus lent du coup car parcouru en 5:29. Le 3ème km, lui sera le plus rapide de la course, en 5:01, car nous apercevons en ligne de mire Stéphanie. Aussi nous décidons d'accélérer pour la rattraper. Arrivés à sa hauteur, nous l'encadrons en lui disant : "Te retournes pas, tu es suivie !!!". Mais quelle originalité !!!

Nous arrivons ensuite juste avant le passage du pont enjambant la Voiselle sur la 1ère zone de ravitaillement, puis encouragements et photos des filles.

Tout va bien à part l'allure, avec Cédric on se demande si on va tenir la distance. Au virage de la place des frènes, j'aperçois un ancien collègue qui nous encourage.

Les kilomètres se suivent et se ressemblent, 5:15, 5:06, 5:11 au 6ème km lorsque nous redescendons vers le parking de Carrefour et la 2ème zone de ravitaillement. Les Asabiens du 6 km déjà arrivés m'encouragent, c'est super sympa et ça booste.

La 2ème boucle part sur le même rythme et le 7ème km est avalé à l'allure de 5:14. Au moment de revenir dans les marais je me fais tirer le par une course parce qu'on allait trop vite ... mais euuuuuuuhh on fait ce qu'on peut :)

5:17, 5:11, 5:13, le rythme est régulier mais lorsque nous tournons pour la dernière fois vers la dernière ligne droite le long de la ligne de chemin de fer allant vers l'arrivée, il ne reste pas grand chose dans le moteur pour accélérer.

Malgré cela j'accélère, Cédric cède un peu de terrain et j'essaye de sprinter pour gratter quelques places sous les encouragements de mes femmes.

Pour résumer cette ronde des marais, un temps idéal, une bonne allure, parti un peu vite mais on a réussi à maintenir 5:14 du km, du coup je suis content de ma course, le principal, non ?

Pour les statistiques, je termine en 1:00:15, 164ème sur 289.

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samedi 7 juillet 2018

4ème Bourges Urban Trail

Pour cette 4ème édition du Bourges Urban Trail (BUT), je m'étais inscrit sur l'Avaricum, le 9 km, avec nouveau parcours sans Halle au blé, ni montée à Avaricum, moins de dénivelés, moins de rues pavées, remplacées par une section de la rocade verte pour passer autour du palais de sports du Prado.

Je suis en forme, enfin une forme toute relative, 1 an après mes soucis de ménisque je cours régulièrement, mais je n'ai pas récupéré ma forme de 2015 et surtout j'ai accumulé 4/5 kilos que je n'arrive pas à perdre.

Le BUT est une course sympa dans le sens où je joue à domicile, les rues, je les connais, l'horaire est sympa (fin de soirée) et il y a du monde dans les rues.

Il fait chaud, très chaud, 34°, les organisateurs ont installé des brumisateurs de fortune (jets d'eau) et un ravitaillement supplémentaire.

15h : je suis allé chercher mon dossard et les goodies de la course (tshirt et mignonette de sirop Monin) avant de vite retourner à la maison pour regarder le match de l'équipe de France de Football.
J'en ai profité pour récupérer le dossard de Cédric, avec qui je cours régulièrement.

19h : j'arrive sur le village départ rempli de monde et je cherche mon ami Cédric, que je trouve à l'ombre sous les arbres. Par précaution, j'ai pris une flasque souple que je garderai pour courir.
On blablate un peu sur la course, la météo, les gens qu'on a aperçu dans la foule.
J'aperçois une cousine, Laurine, qui n'était pas inscrite mais qui court avec le dossard d'une collègue qui n'est plus dispo pour la course.

Il fait chaud, très chaud, même sous les arbres on dégouline à attendre l'heure du départ, un autre copain Johanny nous rejoint, on fait une photo de groupe, les jambes trépignent, je le sens.
20h : on se dirige tranquillement vers le sas de départ près de l'arche. La Jacques Coeur (19km) est partie. Le départ de l'Avaricum est décomposé en 2 groupes, un premier départ pour les plus rapides (en moins de 50 min) et un second pour les moins rapides.

Nous sommes dans le premier groupe, sur la scène à côté, une petite troupe essaye d'e lancer un échauffement style Zumba, vu la température, ça bouge pas des masses. J'aperçois plein de têtes connues autour de moi, serrage de main et clins d'oeil complices, je sens monter l'excitation du départ.

Je déclenche ma montre, qui passe mode pause automatique, le speaker prend la main pour annoncer quelque chose, on nous demande de nous agenouiller, on s'exécute et on se relève en levant les bras en l'air. Il fait chaud, très chaud, on est serrés les uns contre les autres, les minutes les secondes qui nous séparent du départ, sont longues, très longues et puis c'est la délivrance, les premiers s'élancent, on piétine 2 secondes et c'est le rush le long des barrières.

1er km, la première partie de course est très roulante, ça descend et je me fais happer par le rythme des coureurs devant moi, j'aperçois Didier devant moi et je me prends à vouloir le suivre. Très vite je me rend compte que ça va être difficile, un petit détail entre nous nous séparent : la foulée. Mes petites pattes peinent à suivre, je suis à 4:37 du km, je suis un fou (plus de 12 km/h) mais mes jambes ont envie.
Crédit Nissan Bourges Urban Trail
2ème km, on débouche sur le grand parking où est habituellement installé le grand chapiteau du W pour le printemps de Bourges. Je m'entête à vouloir suivre les coureurs devant, j'ai lâché Cédric et Johanny depuis un moment. Le parcours emprunte la rocade verte et on se dirige vers le palais de sports du Prado où jouent les filles du CJMB au basket. L'allure est toujours aussi rapide à 4:53 du km.

3ème km, on fait le tour du Prado, l'air est sec et plein de poussière à cause des travaux juste à côté.  J'espère de boire régulièrement de petites gorgées. Je commence petit à petit à me dire que je ne pourrais pas tenir ce rythme tout du long : un éclair de lucidité ?

Une petit pause s'offre à moi, lorsque l'on doit bifurquer pour prendre un petit passage, c'est le bouchon on marche on trépigne, certaines et certaines essayent de passer rapidement en passant en force: ça agace !!!

Le rythme a bien baissé, la faute à la pause et lorsque l'on remonte vers l'hôtel dieu, mon allure n'est palus que de 5:46 du km.

4ème km, Le parcours de la course est maintenant revenu sur l'ancien tracé, on remonte la rue pavée du cours Berthier et là Laurine me dépasse et m'encourage, je suis déjà cramé et dans la gestion de mon effort.

J'essaye de calmer le jeu et reprendre un peu de souffle car il reste encore pas mal de difficultés. Je la laisse filer petit à petit, l'envie d'accrocher n'est plus là.

On emprunte pas mal de secteurs pavés pour se diriger vers le centre commercial Avaricum, je me refais une petite santé et limite la casse avant d'entrer dans les jardins des prés fichaux. L'allure se maintient à 5:30 du km.
5ème km, la traversée des jardins des prés fichaux est difficile, on respire mal, la poussière soulevée par les coureurs assèche la gorge, le nez, et heureusement que j'ai ma gourde pour humidifier ma bouche.

Le premier ravito est là, j'attrape un gobelet d'eau que je jette sur ma nuque pour humidifier mon dos.

La sortie des jardins annonce la montée avec le centre nautique, le rythme baisse, surtout lorsqu'il faut emprunter l'escalier pour descendre vers l'entrée du centre nautique.

Je suis en terrain connu mais le souffle et les jambes ne répondent pas comme je le souhaiterais. Je regrette d'être parti comme un dahu. Lorsque nous débouchons dans la rue Marx Dormoy, mon allure est descendue à 5:41 du km.

6ème km, c'est le passage dans les marais, mon terrain de jeu favori et finalement un des deux segments où je serais le moins bien. Après avoir franchi le petit pont du moulin de la voiselle,  où un petit jet d'eau nous arrose, nous longeons le cours d'eau sur un terrain difficile pour les chevilles avant de repasser sur un pont débouchant sur le second ravito.

Je ne m'arrête pas, je commence à penser à la rue des juifs.

7ème km, est-ce le fait que je sache que ma femme doit être là pour m'encourager, mais inconsciemment alors que je remonte la rue Samson, j'accélère petit à petit sur les pavés.

On tourne dans la rue Montcenoux, ce qui casse bien le rythme avant d'entamer la fameuse rue des juifs où beaucoup de gens sont massés de chaque côté pour encourager.

J'accélère encore, je vois ma femme, qui m'encourage, ça me booste et lorsque je redescends dans la rue Bourbonnoux, j'ai l'impression de m'être surpassé. Je profite de la descente pour boire, relâcher et enrouler pour pouvoir attaquer la prochaine difficulté, je suis à 5:30 du km pas si mal.

8ème km, c'est le passage casse-cou, on arrive lancés dans la rue Mirebeau et il faut monter des escaliers dans un passage sombre. Les marches ne sont pas de hauteur uniforme et ça bouchonne car beaucoup marchent et ne courent plus. Je suis obligé de marcher.

On longe le musée Estève, le secteur est pavé, j'aperçois Ludivine la fille de Cédric qui prend des photos, j'essaye de sourire, je suis dans le dur mais il ne reste qu'un seul km.

On descend la rue moyenne, puis on tourne dans la rue des arènes où on longe le palais de justice et on découvre l'arrière du Palais Jacques Coeur où nous allons passer.

Quelques marches pour passer la porte et rentrer dans un corridor sombre qui débouche sur la cour du  palais. Le rythme est complètement tombé, j'ai du mal à relancer dans la rue Jacques Coeur.

On tourne dans la rue Emile Zola, que l'on remonte, je suis à côté d'un coureur de l'ASAB, on échange quelques mots du genre, il fait chaud, je le dépasse un peu, je l'entends cracher mais il se loupe car le crachat atterri sur ma nuque, je fulmine intérieurement mais je mets ça sur le compte du manque de lucidité. 5:56 du km mon pire segment. 

9ème km, on descend la rue de la monnaie où un autre tuyau d'arrosage nous fait un bien fou, le secteur est encore pavé et ça n'arrête pas de tourner. On remonte la rue de l'Hotel Lallemant avant de prendre le passage Georges Sand qui nous permet de passer sur la promenade des remparts.

J'ai l'impression d'être à l'agonie, je tape du pied, je n'avance plus. On débouche ensuite dans la rue des 3 maillets sur le côté de la Cathédrale que l'on contourne avant d'entrer dans les jardins de l'archevêché. J'essaye de tout lâcher et d'accélérer progressivement et tout donner dans la dernière ligne droite.

Lorsque j'aperçois le chrono, j'entends ma femme qui m'encourage encore et surtout je vois les chiffres qui défilent : 49:45, 46, 47, 48, 50, 51, 53, 53, 54, 55, 56, 57, 58 !!! De longues secondes pendant lesquelles je lutte pour ne dépasser la barre des 50 minutes. 

Au final pour l'anecdote, je termine 259ème sur 971 en 49:48, soit 10,8 km/h
Crédit Nissan Bourges Urban Trail
Difficile de récupérer après avoir franchi la ligne, la chaleur est toujours là. Je me rends compte que je n'ai pas arrêté mon chrono plus de 5 min après avoir la passé la ligne. Le partage sur Strava s'en ressentira, car le temps et l'allure retenue sont la totalité de la séance : 1h12 et 7:56 de moyenne ... oups ...

Conclusion : ne pas déclencher sa montre à l'avance même si elle gère les pauses et l'arrêter après avoir passé la ligne d'arrivée.

Mise à part cette petite contrariété, je suis content, même si avec le recul, je me dis que je n'aurais jamais du suivre l'allure des coureurs devant moi pendant les 2 premiers km. Mais bon tant pis, la satisfaction est ailleurs, je cours de nouveau et j'espère encore pour longtemps !!!